
Tournage animalier
Sans doute le type de tournage le plus exigeant aujourd’hui et qui mobilise les plus hautes technologies, dans et autour des caméras principales. La plupart des scènes sont tournées à deux ou trois caméras simultanées, car il est difficile de faire refaire le plan à des animaux sauvages…
Tout ce qui a été décrit précédemment s’applique ici, outre l’accessoirisation complexe nécessaire à l’accroche stabilisée de grosses caméras sur des véhicules rapides qui permettra de « pourchasser » les sujets les plus mobiles sur les terrains les plus inégaux. En plus, la caméra principale, devra être dotée de capacités de ralenti haute définition (tourner à 100p permet de capter des regards furtifs, et s’y attarder au montage), de zoom hors du commun, d’objectifs très lumineux.
Il suffit de voir l’incroyable travail de la BBC dans ce domaine pour s’en convaincre. Ses équipes ont littéralement réinventé les méthodes de production des films animaliers en mettant au point des véhicules automatisés spécifiques capables de suivre un léopard à grande vitesse en cadrage serré avec une stabilité incroyable ! De même en France, il faut saluer le travail très ingénieux et novateur de Jacques Perrin dans ce domaine.
Les caméras numériques 4K, 6K ou 8K, type cinéma, sont un must en termes de qualité d’image, que ce soit en planque sous des tentes de camouflage surchauffées ou en poursuite sur un véhicule. Généralement, les drones employés sont des modèles conséquents, capables d’embarquer du poids. Enfin, des caméras thermiques ou infrarouges, filmant la nuit en haute définition, feront partie de la boîte à outil de base
Tournage sportif
Ce type de tournage emprunte également au chapitre « Tournage à l’étranger », avec en plus, l’adjonction de caméras d’action de type GoPro ou VR360 ° placées sur les compétiteurs si cela est accepté.
La nécessité de filmer de loin exige de mettre en place de grosses caméras de type cinéma, dotées de téléobjectifs à très longue focale, montées sur des trépieds lourds, donc stables, et acheminées sur des perchoirs souvent difficiles à atteindre, et isolés de tout, notamment en montagne. En plus des systèmes de communication performants entre cadreurs et réalisateurs, des systèmes de transmission HF vidéo des images viendront compléter les mises en place des caméras. Les grosses caméras sont exigeantes en énergie et impliqueront une gestion rigoureuse des batteries et des capacités de recharges en pleine nature. Là encore, il ne faut rien oublier au camp de base sous peine d’échec.
Filmer des sportifs dans l’action implique aussi des interviews avant ou après l’action, qui peuvent se faire à la volée sur le terrain ou tranquillement en intérieur, avec un DSLR ou un caméscope de poing.
Pour la partie aérienne, des drones de type DJI Inspire dotés de capteur 1” et de fonctions performantes de suivi de cible, seront un minimum vital. Et si le budget est à la hauteur, alors l’hélicoptère doté d’un système de stabilisation haut de gamme sera appelé à intervenir.

Professionnalisme et bonne humeur
Tourner un documentaire de qualité n’est pas une mince affaire et fait appel à de nombreux outils et accessoires, qu’il faut choisir avec soin. Tout se prévoit en pré-production, car une fois sur la route, il reste peu de place pour l’erreur, et ce qui fait la différence, outre la qualité technique des caméras, c’est le professionnalisme et la bonne humeur de l’équipe, surtout quand on dépend des intempéries.
