Filmer en dehors de France

Partir loin pour un tournage demande une pré-production bien pensée. Dans la jungle, le désert, la montagne, etc., pas de loueurs sous la main pour pallier les erreurs d’équipements, il faut donc ne rien oublier, tenir compte des conditions météo saisonnières, des normes énergétiques du pays visité et de la législation concernant les tournages, notamment avec un drone, le cas échéant.

Call To Action

Technique et pannes

• Sera-t-il simple de recharger ses batteries ? Sinon, il faut prévoir des chargeurs solaires performants, des adaptateurs secteur adéquats et un petit groupe électrogène.

• Pourra-t-on facilement tenir les équipements électroniques, dont les caméras, à l’abri des intempéries, de la température et de l’humidité ? Sinon, il faut partir avec des sacs isolants, voire réchauffants, et un sèche cheveux réglable en intensité.

• En cas de panne de la caméra principale, pourra-t-on réparer rapidement ? Sinon, une seconde caméra du même modèle sera indispensable.

Pour le choix de la caméra principale, le budget du film sera déterminant, et si l’on veut de la qualité, il faudra opter pour des caméscopes d’épaule robustes à grand capteur (1” au minimum), équipés d’objectifs interchangeables et d’un zoom puissant. Bref, des caméras qui ont fait leurs preuves dans ce type de situation, capables de supporter des écarts de température importants, une forte humidité et des secousses. Mais pas seulement.

Call To Action

Quand on s’éloigne de la civilisation, on a intérêt à avoir plus d’un tour dans son sac et plus d’une caméra dans sa boîte à outils. Non seulement une caméra d’épaule, mais aussi un petit caméscope de poing ou un DSLR tropicalisé et même une ou deux caméras d’action légères et discrètes avec des systèmes d’accroches simples et rapides à utiliser, comme des bras magiques de différentes tailles, pour filmer facilement à l’intérieur de véhicules étroits. C’est ici qu’une caméra VR 360 ° peut avoir toute son utilité : on la place aisément dans des endroits confinés, habitacle de voiture, avion, ULM, aérostat, tuk tuk, etc. Le placement sera important pour un résultat exploitable dans tous les axes et une bonne liberté de montage.

Enfin, il ne faudra pas oublier un drone, petit, léger (< 2kg), comme le DJI Mavic Pro 2 (900 g), qui embarque une caméra Hasselblad dotée d’un capteur 1” très performant. Les modèles Mavic Pro 1 (800 g) antérieurs feront aussi le travail, mais avec leurs capteurs 1/2,3”, on pourra rencontrer des problèmes de raccords avec les très bonnes images de la caméra principale. C’est donc à la pré-production que cela se décide, après avoir fait les tests nécessaires pour s’assurer d’un raccord image de qualité.